Let’s start with some background, your career thus far as well as your current position.
Commençons par un peu de contexte, votre carrière jusqu’à présent ainsi que votre poste actuel.
Merci au groupe VUKA et à DRC Africa Battery Metals Forum pour l’opportunité qu’ils m’accordent de pouvoir échanger avec tous les nombreux lecteurs et téléspectateurs des émissions et tous ceux qui suivent les événements du groupe VUKA.
Alors, je réponds au nom de Jean-Marie Kanda, ingénieur civil chimiste de la faculté polytechnique de l’université de Lubumbashi.
Je suis ainé d’une famille de 9 enfants (6 garçons et 3 filles) nous en avons perdu un, mon puis né, et je suis marié à Lilyan Ilunga Bitota et pere de 3 enfants.
J’ai occupé les fonctions administratives au sein de la faculté Polytechnique de l’Université de Lubumbashi : Chef de département de sciences de base, vice-doyen chargé de la recherche, Directeur adjoint en charge de la recherche (ESI), vice-doyen chargé du tutorat et de la coopération. Doyen de la faculté Polytechnique de décembre 2020 à septembre 2023. J’encadre des assistants à la faculté Polytechnique et je Co encadre des chercheurs avec des collègues de IMT Lille (France), Vall University (Afrique du Sud). Examinateur extérieur à Namibia University of Science and Technology – Faculty of Engineering.
Depuis avril 2022, je suis directeur coordonnateur du CAEB – Centre Africain d’excellence et d’innovation, recherche et formation sur la chaine de valeur des batteries et de la transition énergétique.
Et j’ai donc commencé ma jeune carrière à la faculté polytechnique comme assistant. Et à la faculté, j’ai évolué administrativement jusqu’à devenir professeur au département de chimie industrielle.
Depuis 2022, nous avons lancé et inauguré l’avènement du Centre Africain d’Excellence pour la Recherche, l’Innovation et la Formation sur les Batteries, le CAEB. Et au-delà de ça, en février 2023, il a plu au président de la République démocratique du Congo, son excellence Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, de pouvoir me nommer parmi les administrateurs au conseil d’administration du conseil congolais la batterie. Voilà donc ce que je suis et pourquoi je suis intéressé à discuter des questions relatives au grand forum Battery Metals Forum qui se tiendra à Kinshasa au mois de septembre prochain.
What in your view are some of the key advancements (technologically and otherwise) that have taken place in the mining industry?
Selon vous, quelles sont les principales avancées (technologiques et autres) qui ont eu lieu dans l’industrie minière ?
Aujourd’hui, dans le secteur minier, nous pouvons dire qu’il y a eu beaucoup d’avancées et aujourd’hui, l’industrie minière travaille déjà au niveau de l’extraction avec beaucoup plus aujourd’hui des logiciels qui permettent non seulement d’apporter le design et l’optimisation de l’extraction minière.
La connaissance des réserves se fait aujourd’hui avec plusieurs logiciels qui sont des avancées technologiques significatives du point de vue de l’extraction, de la planification et même de la géolocalisation de ressources. On peut dire que réellement il y a des avancées technologiques dans l’exploitation minière. Une autre avancée qu’on retrouve au Congo dans certaines opérations minières, l’automatisation et la robotisation des certaines tâches, par exemple, à Kibali, dans une exploitation d’or, les engins miniers sont pilotés à partir de la surface, sans ressources humaines dans la mine. Et ce sont des avancées technologiques, tout est contrôlé à partir de pilotes au niveau de la surface dans un control room. Dans la mine les différents engins circulent et font toutes les tâches qui, par le passé, étaient reconnues à l’homme avec tous les risques qu’il pouvait y avoir. À Kamoa, dans le Lualaba, à Kolwezi, vous avez aussi d’importantes innovations technologiques qui sont en application au niveau de la mine. Et au-delà de cela au niveau de la métallurgie, principalement de l’hydrométallurgie, beaucoup d’avancées technologiques, que ce soit dans la caractérisation minéralogique, des nouveaux outils ont été utilisés pour aider les opérateurs miniers à pouvoir mieux optimiser leur production.
Je peux dire aujourd’hui, l’industrie minière travaille avec l’intelligence artificielle travaille avec beaucoup d’innovations technologiques, je peux l’assurer. Et la RDC avec son industrie minière n’est pas en reste par rapport à cela.
What are the main challenges in terms of the mining of battery metals in Africa?
Quels sont les principaux défis en termes d’extraction des métaux des batteries en Afrique ?
Les challenges, on peut dire qu’en RDC principalement ou en Afrique, les challenges en termes d’extraction et de production de tout ce qu’on peut appeler comme les métaux pouvant participer à la fabrication des batteries, que dans d’autres pays ou dans d’autres continents on les appelle des métaux critiques, les défis en Afrique sont des défis liés à l’énergie parce que pour produire ces métaux, il faut avoir de l’énergie et une énergie, on va dire, à un coût raisonnable et un coût compétitif, aiderait beaucoup les industries minières à avoir des coûts de production concurrentiels. Donc le premier défi, c’est un défi énergétique.
Beaucoup de pays africains, notamment la RDC, sont en déficit énergétique. Or, l’industrie minière est une industrie, on va dire, consommatrice d’énergie. Deuxième défi, ce sont des défis infrastructuraux. Donc, il faut améliorer les infrastructures, que ce soit routières ou des infrastructures ferroviaires, pour, un, faciliter la logistique et aider plus facilement l’importation ou l’exportation de divers entrants, et notamment les produits miniers marchands qui doivent quitter les pays africains.
Au-delà de ça, il y a un défi qui est aussi le défi lié à la recherche et à l’innovation. On a démontré qu’il ne suffit pas de posséder les ressources minière, mais au-delà il faut avoir la technologie, il faut avoir les procédés et donc les défis de l’innovation technologique est un défi majeur pour les pays africains si ces pays veulent réellement être indépendants et être autonomes dans la gestion de toute la chaîne des valeurs des batteries principalement. Un autre défi que je peux relever ici c’est un défi ou un déficit par moment de compétence sur certains maillons de la chaîne des batteries, notamment des compétences qui doivent être développées sur les secteurs, principalement de la fabrication des batteries au niveau technologique, fabrication des précurseurs, maîtrise de tout ce qu’on peut appeler comme système de sécurité des batteries, contrôle des batteries et toute la filière jusqu’à la problématique du recyclage des batteries. Donc le défi de la formation, construction de la main d’œuvre et des compétences reste des défis majeurs. Mais au-delà de ça maintenant, dans un cadre assez global, il faut améliorer. Ça peut être un défi pour des potentiels investisseurs. C’est les questions liées à l’amélioration de la gouvernance.
On peut dire aussi à l’amélioration du climat des affaires, ce qui fait que ce sont des challenges par moments qui, pour l’instant, doivent être mieux, on va dire, prises en charge pour essayer d’apporter des solutions. Et au-delà de ça, ce sont des problèmes de réglementation au niveau que ce soit de la fiscalité la compréhension globale. Et en termes d’une vue africaine globale, c’est un défi majeur d’aligner, si je peux dire, les intérêts des divers pays africains, même s’il est recommandé dans le cadre de l’allévé de ces challenges, l’adoption par exemple par tous les pays africains de la vision minière africaine ou de la stratégie africaine sur la valorisation des métaux de la transition énergétique ou de métaux verts. Voilà un peu d’une manière ramassée ce que je peux, sans être exhaustif, considérer comme les défis au niveau du secteur de la production des métaux allant dans la fabrication des batteries.
What is your vision for what this sector can mean for the continent’s economic development?
Quelle est votre vision de ce que ce secteur peut signifier pour le développement économique du continent?
Le secteur minier est un secteur porteur au niveau de plusieurs pays africains parce que dans plusieurs pays, les recettes qui émanent du secteur de l’industrie minière contribuent à 40, 50 voire 60% au budget de l’État. Et pour que le secteur puisse contribuer réellement au développement économique de l’Afrique, il faut intégrer, je peux dire, dans plusieurs pays, la question de la vision minière africaine qui est structurée sur plusieurs piliers. Et donc, il faut favoriser déjà la transformation locale pour ajouter de la valeur, mais pour que la transformation locale des nos métaux produits en Afrique Il faut une coordination, une mutualisation par moment des certains équipements ou compétences quand il s’agit de la recherche et de l’innovation, mais surtout une harmonisation des textes pour permettre que les marchés africains puissent s’ouvrir et être déjà assez ouverts aux pays africains. Donc la zone de libre-échange africaine peut contribuer et pour que cela marche, il faut que les pays africains ratifient les chartes et au-delà de ça, puissent s’engager à pouvoir aussi adhérer à la vision minière africaine pour pouvoir construire les politiques et les stratégies autour des piliers de la vision minière africaine.
C’est en cela que l’économie peut, au niveau africain, se développer grâce au secteur. Donc la vision est celle de ne plus exporter les métaux bruts, mais de pouvoir ajouter de la valeur en développant diverses chaînes de valeurs, comme la RDC d’autres pays essaie de le faire en profitant de l’opportunité liée à la transition énergétique, et donc participer à la transformation locale ou au développement d’une chaîne des valeurs de la batterie. Mais au-delà de ça, c’est s’inspirer de ce qui peut se faire, par exemple au Maroc, en Afrique du Sud, sur la valorisation des autres productions qui tiennent compte de l’existence de l’industrie minière en Afrique. C’est peut-être la fabrication ou le développement des technologies liées aux énergies renouvelables qui demandent et qui exigent aussi beaucoup de métaux.
Donc, développer des chaînes de valeurs sur plusieurs secteurs pour des intérêts économiques serait une très bonne chose. Sans oublier notamment les questions liées à l’environnement, à la responsabilité sociétale des entreprises au verdissement de l’industrie minière même. Donc tout cela peut aider à ce que le continent puisse voir son économie s’améliorer et se développer. Donc, tout est question de stratégie, de planification et de garder un cap sur un long terme. Et non pas chaque fois, comme on le voit dans certains pays, chaque fois qu’un gouvernement change on remet tout à plat pour recommencer, mais avoir une réelle politique avec une vision à court, moyen et long terme et voir comment tous les pays africains peuvent s’engager. Mais j’insiste sur la question de la vision minière africaine parce que la question est posée aussi au niveau continental et au-delà de ça, on peut aussi évoluer en construisant le développement économique en fonction de tout ce que nous avons comme, on va dire, marchés régionaux, que ce soit au niveau de la SADEC, de la communauté des pays de l’Afrique, de l’ouest ou de l’est, les pays du Maghreb, etc. Voilà, d’une manière un peu générale, ce que je peux dire sur cette question de la vision du secteur et que si cela peut réellement contribuer au développement économique du continent.
Can mining and green economy principles meet each other and work together for a better society and planet in your view?
Selon vous, les principes de l’exploitation minière et de l’économie verte peuvent-ils se rencontrer et travailler ensemble pour une société et une planète meilleures ?
Exact, aujourd’hui l’industrie minière et on peut dire l’économie verte ou les principes de l’économie verte peuvent être conciliables et peuvent permettre à ce que les deux approches ou les deux industries ou les deux principes puissent travailler ensemble.
Aujourd’hui, de plus en plus, on exigérait aux technologies d’intégrer dès les phases de conception des processus les questions de la protection de l’environnement, les questions liées à la réduction de l’empreinte carbone et donc tout ce qui peut être circularité, recyclage, gestion responsable des ressources hydrauliques ou de l’eau recours à des sources de production de l’énergie renouvelable qui est refusée, l’usage par exemple des combustibles fossiles, tout cela rentre dans le principe de l’économie verte. Et aujourd’hui, l’industrie minière travaille à se verdir. Donc on parle aujourd’hui beaucoup plus du de rendre verte l’industrie minière. Et donc, oui, les deux, l’industrie extractive ou l’industrie minière, peuvent être en accord avec les principes de l’économie verte. Ils peuvent travailler ensemble pour améliorer la qualité de vie sur notre planète. Et c’est des engagements forts, le plus souvent pris par les responsables des industries minières ici. Donc, verdir l’industrie minière commence à être invocable de plus en plus, entendu ici en RDC, et des travaux se font pour essayer de voir comment améliorer le verdissement de l’industrie minière. Oui, je peux le confirmer. Les deux peuvent aller ensemble, il n’y a pas de souci à ce jour les industries ont les moyens, même si ça prendra quelques temps, mais la vision y est et ça peut marcher.
You are an advisory board member of the upcoming DRC-Africa Battery Metals Forum in Kinshasa. Why did you decide to become a partner?
Vous êtes membre du conseil consultatif du prochain Forum RDC-Afrique sur les métaux pour batteries à Kinshasa. Pourquoi avez-vous décidé de devenir associé ?
Je suis réellement conseiller, advisor pour le grand forum de DRC Africa Battery Metals qui se tiendra à Kinshasa et je profite ici pour remercier toute l’équipe qui a pu sélectionner ma personne et donc avec humilité j’ai accepté de devenir membre de ce bout. Pourquoi? Parce que je trouve que si on a trouvé que j’avais le profil qui correspondait pour pouvoir aider et conseiller, c’est peut-être à cause de mon background et aussi au fait que dès les premières heures de la prise de conscience ou de la portée de l’ambition de la RDC à développer une chaîne de valeur de batterie, j’ai été là avec d’autres collègues professeurs qui travaillent pour la Commission des Nations Unies pour l’Afrique, Bureau de Yaoundé, le prof Jean-Luc Mastaki et le prof Jean-Marc Hilolo, qui aujourd’hui est basé à Addis Ababa.
Donc avec eux, on a commencé à porter les réflexions profondes pour essayer d’aider la RDC et de proposer quelques pistes sur comment développer cette chaîne des valeurs des batteries. Et donc de part l’expérience petite, mais assez fort et concentré que je peux procéder sur ces questions-là, il a été tout à fait naturel que je puisse contribuer par mes conseils et je peux dire mes alertes auprès des membres du comité d’organisation du DRC Africa Battery Metals Forum qui s’éteindrait qu’in chassa.
Au-delà de ça, c’est aussi parce que j’ai un réseau intégré au niveau aide de l’industrie minière et on peut dire de plus en plus, parmi tous les acteurs qui gravitent autour de la question de l’extraction des métaux et de la question des métaux dits de la tension énergétique, et donc il était tout à fait naturel que je puisse accepter. Et donc c’est une très très bonne opportunité pour moi et ça permet aussi de construire un réseau avec les autres advisors que j’ai vus, qui ont été aussi sélectionnés, mais c’est pour juste apporter de la valeur et pouvoir contribuer à la réussite de cette deuxième édition de ce grand forum. Voilà pourquoi j’ai décidé.
Il est toujours un plaisir de pouvoir servir et de pouvoir apporter sa contribution lors qu’elle a été demandée. Donc la question serait aussi beaucoup plus à poser à ceux qui m’ont choisi, parce qu’ils ont vu certainement quelque chose qui pouvait permettre à ceux que nous puissions réussir le défi de l’organisation du DRC Africa Battery Metals Forum et je crois que ce sera un succès. D’ailleurs, j’appelle tous ceux-là qui peuvent me suivre à réserver déjà leur place tous ceux-là qui veulent être sponsors, de poursuivre les contacts avec les organisateurs, et vous, tous ceux qui voulez présenter vos produits, faire connaître votre business, c’est l’opportunité sur la question des métaux de la tension énergétique, de la batterie, des accumulateurs, des énergies renouvelables, les défiliés à l’extraction, au climat des affaires en Afrique et en RDC, les menaces qui pèse sur certains de nos métaux, le cobalt, le lithium, et le regard que le monde porte sur l’Afrique, et l’alignement des intérêts qu’il y a entre ceux qui ont les ressources et ceux qui les trouvent critiques et qui veulent en assurer, c’est qu’on peut dire, un approvisionnement responsable.
Donc, je peux dire que c’est par rapport à mes qualités, à mes compétences que j’ai été choisi et j’ai accepté parce que de nature j’aime contribuer à l’avancement de ce qui peut ajouter de la valeur autour de moi.
How do you think DRC-Africa Battery Metals Forum can contribute to expanding and maturing the battery metals sector in the region?
Comment pensez-vous que le Forum RDC-Afrique sur les métaux pour batteries peut contribuer à l’expansion et à la maturation du secteur des métaux pour batteries dans la région ?
L’opportunité d’avoir ce forum au niveau de Kinshasa va certainement permettre à ce que, un, plusieurs acteurs au niveau africain et même au niveau du pays puissent rencontrer, se connaître et, on va dire, se positionner en rapport avec toutes les informations qui peuvent être partagées au sein de ce grand forum. Ainsi, ceux qui sont investisseurs, ceux qui sont financiers, les banques, les organisations qui veulent soutenir l’initiative africaine portée par l’ARDC et la Zambie dès 2021. Donc le forum va aider cette mise en relation. Mais au-delà de ça, c’est aussi faire le point de où on est, d’où on vient et où on va. Et lors d’un forum comme celui-ci, plusieurs acteurs, que ce soit des acteurs politiques, des acteurs économiques, des acteurs académiques et du monde de la recherche, des acteurs du monde de la société civile, du monde de finances, viennent pour chacun, en ce qui les concerne, saisir des opportunités pour faire avancer son agenda.
Et donc, le forum en tant que opportunité de rencontre, opportunité de s’informer, de saisir, on va dire. Je peux dire que les grands besoins qu’il y a, qui peuvent être des besoins confirmés en termes d’énergie, qui sont donc des opportunités d’investissement, des besoins en termes d’améliorer les infrastructures, qui peuvent être aussi des opportunités d’investissement, et beaucoup plus le positionnement de tous ceux-là qui naviguent autour de la question des batteries, qui sont aussi aujourd’hui. Des questions géostratégiques et des questions de politique et de grande sécurité. Et donc je trouve que le forum, en tant que tel, parmi d’autres qui se font dans le monde, permet de mettre en perspective tous les défis, les opportunités, et les uns et les autres peuvent donc profiter de cela. Donc c’est une très très bonne chose d’avoir cette vitrine, qui est aussi une vitrine pour la RDC, qui peut aussi permettre.
Par exemple, au conseil conglé de la batterie, à l’Agence des Zones Économiques Spéciales, au ministère de l’Industrie, petites et moyennes entreprises, au ministère de mine de la RDC, de pouvoir vendre leurs politiques, leurs stratégies et de pouvoir réellement convaincre les potentiels investisseurs à venir à une RDC pour développer cette chaîne des valeurs de la batterie. Et à d’autres de pouvoir apporter leur expertise, les équipementiers peuvent être là pour saisir les opportunités. Et donc, la présence du forum et son organisation réellement apporte quelque chose, et je le pense, dans ce que je peux qualifier d’opportunité nécessaire.
Anything you would like to add?
Quelque chose que vous aimeriez ajouter?
J’aimerais ici ajouter, pour conclure et je voudrais recommander aux pays africains et notamment même à la RDC, de tout faire pour avoir des stratégies qui tiennent compte de l’alignement des intérêts. L’alignement des intérêts ici, j’aimerais rappeler, c’est qu’aujourd’hui les pays africains possèdent les ressources minières, mais les pays africains ne possèdent pas toujours la technologie et les procédés. Donc investir, on va dire dans la recherche, investir dans l’innovation, investir dans la construction des compétences. Et au delà de ça, pousser réellement à se donner les moyens de la transformation locale.
Autre chose, c’est demander réellement une plus grande participation des intellectuels, des chercheurs et de tous les acteurs du monde industrielle à pouvoir réellement participer à ce forum. Il ne faut pas rester dans un vase clos. Il faut essayer de s’ouvrir, de se montrer et de pouvoir partager sa vision tout en sachant que la question demeure une question stratégique et géopolitique qu’il faille gérer en tant que tel l’alignement des intérêts devenu aujourd’hui un enjeu majeur. Ceux qui ont la ressource ne sont pas ceux-là qui de plus en plus transforment et ceux qui transforment veulent rentrer aussi dans les capitaux de ceux qui exploitent les ressources. Donc, il faut mieux identifier les questions et essayer de les orienter aussi pour la, on va dire la valorisation au niveau africain et la résolution purement des besoins africains en termes de transition énergétique, bénéfices liés à la transformation locale en Afrique. Je vous remercie et je remercie tous ceux-là qui ont conclu à ce que je puisse avoir cet échange avec vous. Et à très bientôt à Kinshasa pour le DRC Africa Battery Metal Forum à Kinshasa. À très bientôt.